Ses racines : mais de quel arbre, de quel végétal ?
Jusqu’à 7000 km : et pourquoi pas plus près, ou plus loin ?
Et pourquoi pas plutôt une sorte de volcan qui s’amplifie autour d’une zone floue, comme un brouillage des frontières ? Les puissances du vivant et de la création relient donc, au sein même du cosmos, différents endroits de la Méditerranée, Palestine, Algérie, Maroc, France, qui retentissent comme des constellations puissantes, historiques, culturelles, avec le monde et l’univers.
Comment renvoyer le monde à l’espoir et à des rêves pour demain, sinon par un murmure incessant, par des racines aux prolongements imprévisibles, pour raconter l’inentendu des histoires coloniales passées ou présentes, pour insuffler de la vie, pour raccommoder ce qui dans le monde « fout le camp » (Sony Labou Tansi)?
Il s’agira de célébrer ici le tourbillon des mouvements invisibles des racines, la précision de leurs audaces, de se relier à leur puissance de soin, de réparation, d’utopie.