Les occupant•x•es des ateliers Vé et Panthera se réunissent une nouvelle fois avec des artistes complices, se faisant les corps conducteurs d’une énergie commune. Dans un foisonnement de formes et de médiums, les artistes sont invité•x•es à brancher des œuvres dans la multiprise ondulant au centre de l’atelier Vé. Littéralement reliées entre elles et enracinées dans les murs, celles-ci figurent les réseaux qui lient les artistes, entre accointances et nécessaire partage de ressources. Le courant s’exfiltre et se propage dans la ville, jusqu’à se plugger sur la légendaire console de mixage de l’Embobineuse où les enceintes cracheront les sons et les mots des artistes invité•x•es sous les spotlights.
Les œuvres et performances ainsi sur-connectées, la menace d’une coupure de courant plane ; les plombs sont sur le point de sauter. Au bord du chaos, il s’agit à la fois de briller fort jusqu’à éblouir, d’éclairer ce qui reste caché dans l’obscurité, sans oublier de recharger ses batteries.