Tura Kan
Les photographies réalisées entre 1969 et 2024 dans un village en Kabylie se concentrent sur quelques motifs presque spectraux : frêne dressé sur l’absence du très proche, chemins avec figures, autoportraits d’une ombre, pieds nus, quelques mains. Entre blancs et récurrences, ces motifs délimitent un territoire intime, qui est aussi, vive et à l’œuvre, une mémoire collective, celle de l’exil. Un exil qui persiste, sous des formes diverses d’éblouissement et d’oubli, dans le présent. C’est à partir d’une telle persistance que Soraya Amrane travaille : alliant montage, découpe et recadrage, Tura kan (Maintenant seulement, en tamazight) cherche à ressaisir la perte, ou l’éloignement, d’une terre qui est au fondement de son rapport au monde, à l’autre, à soi. Un regard s’en dégage, qui retrace en quelque sorte la généalogie, même si les temps comme les racines d’un vieil olivier ne cessent de s’y enchevêtrer.
- Soraya Amrane
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adresse
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horairesDu mardi à samedi de 11h à 19h.
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tarifGratuit
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téléphone
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email
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site web
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