L’exposition Charnelles Interbioformae, empreinte de trouble et de mystère, brouille notre perception du corps : des « machines-humains », des « corps-fontaines » vibrent, murmurent, exhalent. Un monde où les genres se dissolvent, où le cyborg devient l’écho de notre nature hybride, mais aussi spirituelle.
Organes sans corps, fossiles mutants, écorchés ou peaux de silicone s’animent ; flux et reflux activent des sculptures vivantes, voire les mécaniques du désir. Dans une tension entre sacré et profane, elle interroge la vision joyeuse et troublante de ces corps-paysages hybrides, dans un geste discret, érotique et libérateur.
Les oeuvres de Yosra s’immiscent avec subtilité dans les différents salons du musée en lien avec l’histoire du Pavillon de Vendôme, écrin construit par amour pour une femme, Lucrèce de Forbin Soliés.