Lécher la peau de la pastèque est un proverbe coréen que l’on pourrait traduire par une attitude superficielle qui nous cantonne à la périphérie, à la surface des choses. Ce proverbe choisi par Ahram Lee pour être le titre de son exposition personnelle peut sembler incongru face à l’engagement de sa pratique, tant le travail semble au contraire pousser la réflexion et aller au coeur de ses préoccupations. Et pourtant, qui connaît l’artiste, sait combien elle affectionne les à-côtés, tant dans une relation de proximité, que pour évoquer les faits, les êtres et les situations auxquels on ne prête que trop peu d’attention.
Toutes les oeuvres produites à l’occasion de cette monographie, seront issues de ce double mouvement et Ahram se propose d’être au centre de ces occurrences comme un passeur, elle dit volontiers vouloir adopter pour cette exposition la position de traductrice.