Ghita Skali s’intéresse aux mécanismes de production de récits officiels, aux histoires marginales ou censurées et à la manière dont les fictions s’immiscent dans les faits, et inversement.
Pour sa résidence au 3bis f, elle souhaite développer un projet sur les objets qui restent après la mort de quelqu’un.e. Ces choses, parfois anodines, qui deviennent des traces, des présences ou au contraire, des éléments qu’on cherche à oublier. Comme si ces objets déjà inertes et silencieux le devenaient encore plus. Dans son travail, Ghita aborde notre peur de la maladie ou notre rapport au deuil, ces ‘douleurs’ présentes dans différents contextes, que l’on aurait peut-être en commun. Cependant la classe, le genre, la race ainsi que d’autres marqueurs d’inégalités influencent et modifient nos rapports aux soins et au vivant. Ces situations produisent différentes échelles de colères, d’amertume, d’injustice. Y aurait-il quelque chose de l’ordre du commun dans la peine de perdre des êtres chers ?